Bonne nouvelle, Neal Casal a tourné la page pop presque pompeuse entamée avec No Wish To Reminisce. Sur Roots & Wings, le songwriter américain revient à ce qu'il sait le mieux faire, un folk simple et discret mais méticuleusement ouvragé.
Certains grincheux pointent la monotonie de l'ensemble mais ils se trompent. Ce disque n'est pas monotone, il est juste régulier dans la beauté. On appréciera Roots & Wings au fil des écoutes; la patience de l'auditeur paiera, des trésors insoupçonnés lui seront révélés : The Losing End Again, The Cold & The Darkness, Cold Waves, Chasing Her Ghost... Le compagnon de route de Ryan Adams a peut-être bien signé là son meilleur album.
C'est un vent de révolte qu'a fait souffler Jamey Johnson sur Nashville en débarquant l'année dernière avec pour seul bagage ses fêlures d'ex-taulard viré par sa femme. That Lonesome Song - c'est l'objet du délit - est un manifeste outlaw comme seules les années 70 avaient su en faire naître, entre dépression et rédemption, loin du conformisme de rigueur dans la country mainstream.
Johnson y rend compte de sa descente aux enfers entre drogues, prostituées et séjours en prison (High Cost of Living, de la trempe des plus grands), y témoigne des affres de son statut de songwriter pour stars poussé à la porte de tous les labels (That Lonesome Song, Stars in Alabama) et nous dresse le constat tour à tour acerbe et nostalgique d'un divorce et de ses dommages collatéraux (Angel, Mowin' Down the Roses).
Le chanteur conclut cette magistrale démonstration en nous tendant une belle perche : Between Jennings and Jones, c'est effectivement là où se situe alphabétiquement et surtout stylistiquement Jamey Johnson. Nul doute qu'Ol' Waylon (dont Johnson reprend ici 2 chansons) l'aurait reconnu comme l'un des siens.
Lorsque Jody de When You Awake m'a demandé de lui faire une compilation de ce que je considérais comme être le meilleur du country-folk en France, j'ai d'abord été enthousiasmé. Puis j'ai paniqué. Car si on y réfléchit bien il y a, en nos contrées, peu d'artisans du genre à s'être affranchi des clichés et qu'on n'aurait pas honte de présenter à nos cousins américains qui en la matière n'ont de leçon à recevoir de personne. Donc en dénicher 10 dignes d'intérêt ne fut finalement pas si facile. Mais s'il y en a un - parmi 2 ou 3 autres - à qui j'ai pensé immédiatement c'est bien David Fakenahm.
En admettant qu'il existe ou qu'il ait jamais existé une scène alt-country en France, David Fakenahm en serait indiscutablement le fer de lance. Comme ses meilleurs représentants d'outre-atlantique, il en cultive l'éclectisme et l'indispensable ouverture d'esprit. L'alternative country est le genre bâtard par excellence, le théâtre des associations les plus iconoclastes, ce qui sied bien à Fakenahm : de Sonic Youth à Gene Clark, en passant par Mark Kozelek et Teenage Fanclub, son panthéon musical n'est pas monolithique. Et puis n'a-t-il pas débuté dans un groupe metal (Wicked Sandbox), bifurqué dans une formation power-pop (In Limbo) avant de virer songwriter multicasquettes? En somme, le parcours d'un troubadour en puissance.
Back From Wherever était un album pop tout en guitares triomphantes. Pour son nouvel opus baptisé Here and Now, David Fakenahm a voulu d'un "album terrien, qui sent la paille, le bois et la boue". De fait, ces 12 morceaux sont des chansons folk dans l'âme mais Fakenahm ne s'est pas contenté de les habiller d'une guitare acoustique.
Bien qu'autoproduit, Here and Now est un album superbement réalisé, en face duquel des productions aux moyens biens supérieurs font pâle figure. Terrien peut-être mais alors le regard résolument porté vers le ciel et les étoiles. Car chaque titre réserve son lot de surprises, d'arrangements savants et de subtiles fioritures.
Ce paysage sonore fait de guitares, douces ou ténébreuses, de choeurs fantomatiques, d'orgues, de violons et de percussions délicates permet d'unifier et de magnifier ce qui est reste après tout l'essentiel : les compositions, toutes ici excellentes.
Citons au hasard l'entêtant The Man Who Told Stories et sa partie de clapements de main qui lui donne un petit côté flamenco. Ou bien Ten Minutes Ago qui ouvre le disque sur un air de valse. Can You See Love...? - que les fans connaissent dans une version éloignée - bénéficie d'un relooking extrême : inondée de choeurs, la rengaine se transforme en une sorte de gospel froid à vous foutre des frissons. On frémit aussi plus loin à l'écoute du délicat tambourin qui referme No Talk No Love, du superbe solo de violon qui surplombe Forbid, ou des élégants bidouillages de Patchouli.
Autre point culminant de Here and Now, 21st Century Bitch évoque étrangement Tarnation - peut-être est-ce quelque chose dans la voix caverneuse, presque inhospitalière, de Fakenakm qui renvoie au chant mystérieux de Paula Frazer?
On soulignera enfin l'ironie à ne pas avoir titré la chanson la plus belle ici selon moi : Untitled #1 n'a peut-être pas de nom mais elle a une âme - comme tout cet album - et c'est ce qu'il y a de plus précieux.
Ce qui est bien avec le départ de Jason Isbell des Drive-By Truckers, c'est qu'on y a gagné au change. On n'a plus juste un seul excellent groupe mais désormais 2 remarquables formations oeuvrant pour le salut du rock du sud et bien au-delà.
Le 2ème album de Jason Isbell - cette fois-ci avec le 400 Unit crédité au générique - n'atteint peut-être pas les sommets de Brighter Than Creation's Dark ni même la qualité des opus auxquels il participa avec DBT, néanmoins c'est une réussite de plus à mettre à son crédit.
Enregistré au fameux studio FAME de Muscle Shoals, Jason Isbell and the 400 Unit confirme tous les talents d'écriture du bonhomme et en révèle même quelques faces cachées.
Les tonitruants Good, However Long et Soldiers Get Strange offrent du pur rock à la sauce sudiste - c'est le moins qu'on pouvait attendre de la part d'Isbell. Soldiers Get Strange touche particulièrement en évoquant le sentiment d'exclusion et de décalage d'un soldat tentant de revenir à la vie civile - à mettre en écho avec Dress Blue, sur son premier album, déjà incroyablement poignant sur un sujet proche.
Moins prévisibles peut-être, Seven-Mile Island, Sunstroke et Streetlights sont des mid-tempos méditatifs qui bénéficient de superbes arrangements.
Jason Isbell and the 400 Unit - Streetlights (MP3)
Mais ce qu'on retiendra en premier de l'album, ce sont les vibrations country-soul qui en émane. Probablement inspiré par les lieux de l'enregistrement, Isbell donne son meilleur vocalement et son groupe se transcende sur les excellents Cigarettes and Wine, The Blue et le jouissivement soul No Choice in the Matter.
Jason Isbell and the 400 Unit - The Blue (MP3) J'ai changé d'avis, pour mieux apprécier l'aspect soul de l'album, écoutez plutôt ça : Jason Isbell and the 400 Unit - No Choice in the Matter (MP3)
L'album se referme le crépusculaire The Last Song I Will Write. Sa dernière chanson? C'est bien la seule fois qu'on ne prendra pas Isbell au sérieux.
Groupe mythique de l'underground américain, les Flat Duo Jets pratiquaient un imposant rockabilly-punk connu pour avoir influencé les White Stripes. Resté plutôt actif depuis le split du groupe à la fin des années 90, Dexter Romweber nous revient sous la forme d'un duo, cette fois-ci formé avec sa soeur Sara (également à la manoeuvre en son temps au sein d'une autre formation mythique, Let's Active) : le Dex Romweber Duo, qui a sorti Ruins of Berlin en ce début d'année sur l'excellent label Bloodshot Records.
On se réjouira de voir d'emblée que c'est toujours autant le rock'n'roll des origines qui nourrit la musique de Romweber. Les percutants Lookout, Picture of You ou People distillent un surf-garage tendu que n'auraient pas renié les Flat Duo Jets. Ajoutez à cela la voix de Romweber qui a pris une belle ampleur et son jeu de guitare toujours abrasif et élégant, et l'on aurait assez de raisons de se réjouir du retour du rocker de Chapel Hill.
Or, sur Ruins of Berlin, Romweber se rêve en crooner de ses dames qu'il invite (Chan Marshall, Exene Cervenka et Neko Case duettisent avec le duo) ou qu'il reprend (le morceau-titre fut popularisé par Marlene Dietrich) et s'entiche d'un certain folklore européen (Polish Work Song, Ruins of Berlin). A sa manière, intime (Love Letters, Still Around), dramatique (Oh Lover's Gone, Camelia's Gone) ou acérée (Grey Skies), Ruins of Berlin exhale le romantisme de tous ses pores.
J'avais envie de revenir sur cet album qui ne me lâche pas depuis le début de l'année. Eric Brace et Peter Cooper ont manifestemment pris un plaisir fou à enregistrer ces chansons qu'ils aiment en tant que fans et connaisseurs. Pour nous c'est l'occasion de ressortir de nos étagères certains originaux comme le Just The Other Side of Nowhere de Kris Kristofferson, I Know Better Now de Jim Lauderdale (ci-dessous la version de Kelly Willis) ou Yesterdays and Used to Be's de Todd Snider. Mais aussi de nous pencher sur des songwriters moins connus (Kevin Gordon, Karl Straub) et de croiser les doigts pour que bientôt le duo nous livre un disque entier de leurs originaux, car ceux présents sur You Don't Have To Like Them Both sont loin de faire pâle figure (I Know a Bird, Lucky Bones).
Kris Kristofferson - Just The Other Side of Nowhere (MP3) Kelly Willis - I Know Better Now (MP3)
Eric Brace & Peter Cooper - I Know Better Now (MP3) Eric Brace & Peter Cooper - I Know a Bird (MP3)
Ray Benson et sa troupe d'Asleep At The Wheel perpétuent l'esprit du western-swing et de Bob Wills avec la même ferveur et le même enthousiasme depuis leurs débuts en 1973.
Leurs 2 excellents albums hommage à Wills - Tribute to the Music of Bob Wills and the Texas Playboys (1993) et Ride with Bob (1999) - accueillent une véritable pluie de guests de prestige dont je vous épargnerai l'énumération ici.
Asleep At The Wheel - Yearning (Just For You) (with Vince Gill) (MP3) [acheter Tribute to...] Asleep At The Wheel - Faded Love (with Lyle Lovett & Shawn Colvin) (MP3) [acheter Ride with Bob] Asleep At The Wheel - St. Louis Blues (with Merle Haggard & the Squirrel Nut Zippers) (MP3) [acheter Ride with Bob]
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Willie Nelson n'a jamais manqué de payer tribut au talent de Bob Wills sur ses albums. On se souvient de sa version de Stay All Night (Stay A Little Longer) sur Shotgun Willie. J'ai un faible pour sa reprise, magnifique et presque méconnaissable, de A Maiden's Prayer, qui apparaissait en bonus sur la version remasterisée de Red Headed Stranger.
Réunir Asleep At The Wheel et Willie Nelson, c'était le rêve - on le comprend - de Jerry Wexler depuis longtemps. Le légendaire producteur est finalement arrivé à ses fins même s'il n'aura pas pu entendre le résultat final - à la hauteur des attentes - paru en ce début d'année sous le titre de Willie and the Wheel. Naturellement les chansons de Bob Wills y tiennent une place importante.
Willie Nelson & Asleep At The Wheel - Sweet Jennie Lee (MP3) [acheter Willie and the Wheel]
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Evidemment on finit ce cycle Bob Wills par le principal intéressé...
Bob Wills & the Texas Playboys - Nancy Jane (MP3) Bob Wills & the Texas Playboys - Steel Guitar Rag (MP3) Bob Wills & the Texas Playboys - Maiden's Prayer (MP3)
Bob Wills célébré par la jeune garde alt-country, ça donne le 2ème album des Pine Valley Cosmonauts, collectif emmené par Jon Langford déjà auteur d'un tribute à Johnny Cash (Misery Loves Company : Songs of Johnny Cash) et qui s'illustrera par la suite avec un tryptique sur la peine de mort (The Executioner's Last Songs Vol 1, 2 & 3).
The Pine Valley Cosmonauts Salute the Majesty of Bob Wills réunit un casting de rêve : Alejandro Escovedo, Neko Case, Jimmie Dale Gilmore, Brett Sparks (The Handsome Family), Sally Timms, Edith Frost ou bien encore Robbie Fulks... il n'en fallait pas moins pour rendre hommage à celui que la pochette du disque qualifie de King of Western Swing, Pioneer, Traditionalist, Avant-Gardist, Magician.
The Pine Valley Cosmonauts - Stay a Little Longer (with Neko Case and Bob Boyd) (MP3) The Pine Valley Cosmonauts - Right Or Wrong (with Sally Timms) (MP3) The Pine Valley Cosmonauts - Roly Poly (with Brett Sparks) (MP3)
Avant de former The Weight, Joseph Plunkett était l'un de ces singer-songwriters à guitare sensibles et torturés que le public féminin s'arrache. En débarquant à Brooklyn, le natif d'Atlanta, Géorgie, s'est trouvé un groupe de mecs pour enfin faire de la musique de mecs.
Comme s'il était besoin d'être encore plus clair, leur album sorti l'année dernière et réédité ce mois-ci par Tee Pee Records s'intitule Are Men et figure sur sa pochette une horde de mâles chevelus et assoiffés.
Finies donc les complaintes pour midinettes, Are Men fait place à un rock élégant à fort coefficient twangy. On se fait une bonne idée du tableau dès le morceau d'ouverture, Like Me Better, très réminiscent du meilleur Whiskeytown, et dont le solo de guitare final est un pur régal.
The Weight - Like Me Better (MP3) Had It Made, son orgue et ses accents rockabilly, renvoient directement à l'énergie de groupes comme Marah ou The Hold Steady.
Le superbe Johnny's Song privilégie la face mélancolique du groupe sans pour autant se priver de choeurs excités avant que le rythme ralentisse carrément sur un Sunday Driver nappé de pedal-steel : à ce niveau-là de l'album on acquiert la conviction que ce groupe a vraiment une âme.
The Weight - Johnny's Song (MP3)
D'autant plus que Plunkett est doté une voix charnelle et puissante, quelque part entre Dwight Yoakam et Ben Nichols de Lucero, autrement dit la classe. Le reste de la track-list ne fait que confirmer que ce qu'on pressentait : un nouveau groupe a pris le guidon du roots-rock américain et il s'appelle The Weight.
Les Deep Dark Woods produisent une musique d'une belle froideur, sans doute héritée des longs hivers nordiques de leur Canada natal.
Leur 3ème album sort sur le label Black Hen Music que j'avais un perdu de vue depuis le bel album de Jenny Whiteley. Produit par Steve Dawson, déjà aux manettes pour Whiteley, Winter Hours porte donc bien son nom.
Mais le groupe manie la mélancolie et la tristesse avec ce qu'il faut de panache et de versatilité pour éviter le piège de la monotonie. Rayon slow-americana, on n'avait pas été aussi subjugué depuis le You Can't Win de Dolorean.
D'abord cet album de Mel Tillis que j'ai déniché sur le web. In Person (1970) est apparemment un album live (faux live?) en duo avec Bob Wills. Même AllMusic n'a pas connaissance de son existence et mes recherches sur le web pour en savoir plus se sont révélées infructueuses. Le plus étonnant c'est qu'il n'y pas trace sur ces 10 morceaux du cri caractéristique (A-haaaaaaa!) de Wills - en admettant qu'il se soit contenté de jouer sa partition au fiddle, cela reste néanmoins fort mystérieux...
Mel Tillis & Bob Wills - My Windows Faces The South (MP3)
Steel-guitariste émérite, ayant tourné et surtout enregistré pour tout le gratin country depuis les années 50 jusqu'à aujourd'hui, Buddy Emmons est l'auteur de quelques disques solo flirtant avec le jazz mais aussi de ce tribute plutôt sympa à Bob Wills - une des rares fois où l'instrumentiste s'est essayé au chant.
Wolfgang's Vault est un peu le Deezer de la musique live. Basée sur l'exceptionnelle collection de Bill Graham, le site propose en écoute gratuite (et parfois en téléchargement payant) un largissime choix de concerts. J'ai pris un tel plaisir à y plonger mes oreilles ces derniers jours que je me suis dit que ça valait peut-être le coup d'en tirer une nouvelle rubrique que je baptise sur le champ : le Concert du Dimanche.
Pour ce premier post, j'ai choisi un concert de Lone Justice au Ritz à New-York le 18 septembre 1985... La performance de Maria McKee et de son groupe est littéralement à couper le souffle. J'ai eu la chance de voir McKee en concert il y a quelques années dans des conditions fort différentes et elle était toujours cette chanteuse surnaturelle qui vous transperce de part en part. Au Ritz ce soir-là, le groupe jouait une bonne partie de son 1er album éponyme et des reprises dynamitées de Fortunate Son de Creedence Clearwater Revival et Cry Baby de Janis Joplin. Extraits.
Je ne savais pas quoi attendre de cet album de Red Steagall si ce n'est que son titre me plaisait bien. Et bien Lone Star Beer And Bob Wills Music est un disque épatant. Comme son nom l'indique, c'est un alliage inspiré de honky-tonk texan et de western swing, exclusivement composé d'originaux mais qui paie tribut à Wills au-delà du morceau-titre.
"Lone Star Beer and Bob Wills music When I hear Faded Love I feel at home Lone Star Beer and Bob Wills music Have kept my heart alive since you've been gone"
Red Steagall - Lone Star Beer And Bob Wills Music (MP3) [Acheter]
Je ne suis pas sûr que Waylon Jennings ait jamais fait quoi que ce soit qui s'approche du western swing mais toujours est-il qu'il portait Wills en haute estime. Son chef d'oeuvre de 1975 Dreaming My Dreams ne se terminait-il pas par l'hymne définitif Bob Wills Is Still The King livré live devant un public électrisé?
"Well if you ain't never been there then I guess you ain't been told That you just can't live in Texas unless you got a lotta soul It's the home of Willie Nelson the home of western swing He'll be the first to tell you Bob Wills is still the king"
Waylon Jennings - Bob Wills Is Still The King (MP3) [Acheter]
Les filles de When You Awake m'ont fait l'immense honneur de m'inviter à confectionner une mixtape sur le thème de la cosmic french music régulièrement mise à l'honneur en ces pages. Je le confesse, la tâche fut pour le moins ardue. Quoiqu'il en soit le résultat est là et vos impressions sont les bienvenues. Profitez-en pour surfer sur cet excellent blog qui parle de country avec style et ruez-vous sur leur impressionnante collection de mixtapes!
Le plus grand chanteur country de tous les temps se devait d'honorer le roi du western-swing. Ce George Jones Sings Bob Wills sort en 1962 juste dans la foulée d'un tribute à Hank Williams. En privilégiant le honky-tonk racé qui fait sa marque, Jones se réapproprie ces standards avec brio. Non seulement un des meilleurs albums-hommages à Bob Wills mais aussi un joyau méconnu de la pléthorique discographie de George Jones.
George Jones - The Warm Red Wine (MP3) George Jones - Silver Dew on the Bluegrass Tonight (MP3)
Le plus surprenant dans ces retrouvailles, c'est que l'album de Mark Olson et Gary Louris ne ressemble pas tant que ça à ce que faisaient les Jayhawks. On a beaucoup parlé du caractère unique des harmonies produites par les deux chanteurs sur les premiers albums du groupe, mais jamais à ce point l'alchimie vocale n'avait été aussi pure et céleste que sur Ready For The Flood.
Mark Olson & Gary Louris - Black Eyes (MP3)
Pourtant, l'écriture d'une bonne partie des morceaux de Ready For The Flood remonte à cette époque bénie, plus précisement à une série de démos enregistrée en février et octobre 1992 et depuis baptisée les Mystery Demos. Une partie du voile se lève donc sur le catalogue caché des Jayhawks mais les fans ne sont pas au bout de leurs surprises car on parle déjà de la sortie prochaine d'archives inédites!
1970. Le western-swing est devenu ringard, Bob Wills est aux abonnés absents et les Texas Playboys sont disséminés aux 4 coins du pays. Mais Merle Haggard, fan passionné, ne l'entend pas de cette oreille. Il apprend le fiddle, réunit une partie des Texas Playboys et enregistre avec la bénédiction d'un Bob Wills agonisant et contre l'avis de Capitol cet hommage historique : A Tribute To The Best Damn Fiddle Player In The World (Or My Salute To Bob Wills).
Merle Haggard & The Texas Playboys - Medley : Ida Red, Faded Love, Roly Poly, San Antonio Rose
Merle Haggard - San Antonio Rose (MP3)
Merle Haggard - Old Fashioned Love (MP3)
L'évènement de ce début d'année c'est évidemment la publication par Collector's Choice des 10 volumes des Tiffany Transcriptions de Bob Wills et ses Texas Playboys.
Les Tiffany Transcriptions, ce sont toute une série de sessions live enregistrées par Bob Wills et son groupe entre 1946 et 1947 dans le but d'en faire l'objet d'une émission de radio syndiquée diffusée dans tout le sud-ouest du pays. Si les sessions ne furent finalement pas diffusées jusqu'au bout, les enregistrements sont restés et après Kaleidoscope dans les années 80 et Rhino dans les années 90, c'est Collector's Choice qui leur redonnent une nouvelle jeunesse, et cette fois-ci en les sortant dans un seul et unique coffret et en son remasterisé.
L'occasion inespérée d'entendre le roi du western swing et ses acolytes dans ce qui se rapproche le plus des conditions d'un concert. Fermez les yeux et avec un peu d'imagination plongez-vous dans l'ambiance des dance-halls que les Texas Playboys chauffaient à blanc.
Bob Wills & His Texas Playboys - Blackout Blues (MP3) [Tiffany Transcriptions Vol. 1] Bob Wills & His Texas Playboys - Cherokee Maiden (MP3) [Tiffany Transcriptions Vol. 2]
Les morceaux ci-dessus sont des versions rippées des vinyles de Kaleidoscope et non pas du coffret Collector's Choice que je n'ai pas encore acquis.
L'attente en valait la peine : complet, riche et varié, le 2ème numéro d'Eldorado nous arrive enfin! Cette nouvelle livraison qui met en couverture Fleet Foxes se veut le "véritable point de départ" du magazine. Avec également au sommaire : Neal Casal, les Jayhawks, Andrew Bird, les Supersuckers, Tony Joe White, Seattle, M Ward.. et les indispensables chroniques de disques. Lentement mais sûrement Eldorado s'approche un peu plus du rêve de lecture du fan d'americana francophone...
Ledit fan lit aussi Xroads en grande partie pour les plumes inspirées de Jacques-Eric Legarde et Sam Pierre qui ce mois-ci nous ont gâté. Jugez-en plutôt par le copieux dossier consacré à Graham Nash (story + interview), la rencontre avec Danny O'Keefe et les chroniques de disques consacrées à Gretchen Peters, Malcolm Holcombe, Eric Brace & Peter Cooper, Jeffrey Foucault etc.
No Depression est mort une 2ème fois. La version online du défunt magazine va cesser ses opérations... pour mieux renaître sous la forme d'une web-communauté, autrement dit un forum en plus sophistiqué. Faites comme moi, inscrivez-vous à l'adresse suivante : http://nodepression.ning.com/.
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Auscultons le bilan de fin d'année des Inrocks
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Le bilan de fin d'année des Inrocks, c'est toujours un grand moment. Dès
qu'il est publié, c'est un peu le Café du Commerce dans ta chambre : les
mails arr...
A vos agendas!
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...et à vos portefeuilles!! Radiohead passe en France au mois de Juin 2008,
pour 3 dates : 2 à Bercy les 9 et 10 juin et un concert aux Arènes de Nimes
(ma...
Led Zeppelin's not dead
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C'est l'histoire d'un duo qu'on a longtemps cru celui d'un frère et une
soeur (en réalité ex-mari et femme). C'est l'histoire d'un groupe que l'on
a trop v...
Transmissions :: The Bird Calls
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Welcome back to Aquarium Drunkard Transmissions with Jason P. Woodbury.
This week on the show, writer and musician Sam Sodomsky, who records and
releases...
Dicas para acertar na compra de uma geladeira
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Comprar uma geladeira pode parecer uma tarefa desafiadora, mas com as dicas
certas, você poderá fazer uma escolha informada e inteligente. É crucial
levar ...
List of Top 10 Trending Female Models in USA Today
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In the dazzling world of American fashion, a few extraordinary women
consistently steal the spotlight with their style, poise, and global
influence. Thes...
In Memoriam: Dickey Betts
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If you are here reading this, you know that a few of us SMM alumni agreed
to continue the moribund blog with what has now become an annual ritual:
Th...
Strange bedfellows
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A ballroom dance known as a Waltz, places an accented beat on the first of
every 3 counts.
” ONE 2 3, ONE 2 3, ONE 2 3, etc…”
The dancers tend to move m...
Long Player #1 :AC/DC - Back in Black
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Welcome to Long Player. Once a week, give or take some holidays, for the
foreseeable future (read: years?), I will be proceeding through my vinyl
music col...
White Water Rafting
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At the white water rafting with too much detail which can allow you to sign
a release that we need. All we have to go along with spectacular scenery of
r...
‘Til We Meet Again: Part 2
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E145’s closed up shop, but our writers are still out there. Here’s where
you can find ‘em: David Cantwell will be writing regularly about books,
reissues...
Fiddlers 20 from Fiddler magazine
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[image: fiddlers20_th]Fiddler magazine has come up with a unique way to
celebrate their 20th year of publishing. They have released a retrospective
CD/book...
Bill Mallonee - Amber Waves
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Bill Mallonee's 50th release (that is not a typo by the way.) is one of his
most impassioned. I realize that is a bold statement when the referenced
arti...
Trip out
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After Thursday I'll be one of the many hundreds claiming to have been seen
the 'next big thing' down at the Cluny. It only holds a couple of hundred
but gi...
Sophia Live @ Köln
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Photo from *Leaky Sparrow* – Robin Proper-Sheppard (*Sophia*) –
Kulturkirche Nippes, Köln – October 4, 2009 - More pics here
Robin Proper-Sheppard and ban...
Johnny Cash Remixed
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I read an academic paper once that argued that hip-hop sampling was just a
natural technological continuation of the practice of quotation in jazz and
the ...
#8 - When My Baby's Beside Me by Big Star
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'I never travel far, without a little Big Star' as someone once said. I
was, however, a little late starting the journey. I remember unsuccessfully
trying ...
Americana Highway #118 - April 22, 2007
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This week on The Americana Highway with Jack Ryan we showcase some of the
artists that will be appearing at the 2007 MerleFest Americana Music
Celebration ...
Les fichiers musicaux disponibles sur ce site ne le sont que pour une durée très limitée. Le but de la démarche est de promouvoir les artistes et d'inciter chacun à les soutenir en achetant leurs disques et en allant à leurs concerts. Si vous êtes ou représentez un ayant-droit et souhaitez voir un morceau retiré, contactez-moi à coolerthanu[at]free[point]fr
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